Un article du Dossier
Cinéma libanais : comment entrer dans la cour des grands ?

Pour l’obtenir, le réalisateur doit répondre à plusieurs conditions. L’une des plus contraignantes pour les réalisations libanaises est de déposer un dossier de candidature avant le début des prises de vue. « Souvent ici le tournage commence avant même que le budget soit bouclé », explique Tancrède de la Morinerie, attaché audiovisuel régional à l’Institut français de Beyrouth.
Parmi les autres conditions, la nécessité de verser l’aide à une société de production française dans le cadre d’une coproduction avec l’étranger. L’œuvre doit être un long-métrage, réalisé par un ressortissant étranger et tourné hors de France avec pour langue de tournage la langue du réalisateur ou du pays de tournage.
Il existe deux sortes d’aides. L’une, aide à la création, accordée avant la réalisation est plafonnée à 250 000 euros (325 000 dollars) et ne peut excéder les 50 % des financements apportés par le coproducteur français. L’aide à la finition est accordée après réalisation et est plafonnée à 50 000 euros (65 000 dollars) par projet.
Une part des dépenses de production doit être effectuée sur le territoire français dans une proportion au minimum égale à 50 % de l’aide.
Parallèlement à l’Aide aux cinémas du monde, le CNC débloque une avance sur recettes à destination de films majoritairement en français dont le réalisateur a la double nationalité ou réside en France. Une aide plus compliquée à recevoir.