La productrice s’est imposée au sein des majors du jeu vidéo. Après six ans au service de gros éditeurs, Yara Khoury a décidé de rejoindre l’industrie indépendante.

Productions à taille humaine
Mais la folie des grandeurs ne dure qu’un temps. Après six années au service des majors du secteur, Yara Khoury rêve d’ailleurs de productions à taille humaine. Fin 2016, elle rejoint l’autre versant de l’industrie : les indies games (jeux indépendants), réalisés sans l’appui financier des grands éditeurs du secteur et souvent confectionnés par de petites équipes (la production d’un jeu oscille entre 100 000 et quelques millions de dollars). Yara Khoury devient productrice principale chez Outpost Games, une quinzaine d’employés, et tout de même 19 millions de dollars levés en 2016. « La beauté et la force d’un jeu vidéo résident dans sa dimension interactive. Contrairement aux grosses productions avec des jeux standardisés, l’industrie indépendante permet une multitude de formes créatives », défend-elle. Le credo de son prochain titre s’inscrit dans cette lignée. “SOS” ambitionne de donner au joueur une liberté de choix dans sa progression tout en lui permettant d’échanger avec la communauté de gamers. « L’objectif est d’encourager des comportements intéressants à regarder, donc à susciter de l’audience pour s’inscrire dans la lignée de ces dernières années où les gens diffusent en direct leur partie en ligne. » Un segment en pleine expansion comme l’atteste le rachat par Amazon en 2014 pour 970 millions de dollars de la plate-forme du streaming de jeux vidéo Twitch et ses quelque 100 millions de visiteurs mensuels. « J’ai envie de prendre des risques créatifs, poursuit la productrice, d’utiliser le jeu vidéo pour raconter des histoires uniques, quelque chose de très engageant. C’est là que réside la différence entre un livre et un film, l’atout du jeu vidéo vient de son interactivité. Tu peux devenir acteur de ta propre histoire. »
Yara Khoury en 5 dates
2008 : premier stage au marketing d’Electronic Arts (EA) France.
2011 : décroche un contrat chez EA aux États Unis.
2013 : productrice de “Battlefield Hardline”.
2014 : productrice du prochain “Star Wars”.
2016 : rejoint l’industrie indépendante, productrice générale d’“Outpost Games”.
Au Moyen-Orient, une industrie tournée vers le jeu mobile
Pour la première fois en 2016, le jeu vidéo mobile représentait une part de marché plus importante que le PC avec 36,9 milliards de dollars, en hausse de 21,3 % au niveau mondial. C’est le résultat de l’enquête trimestrielle publiée par le cabinet d’études Newzoo, spécialisé dans le jeu vidéo. Une tendance qui se confirme aussi au Moyen-Orient. Si des barrières structurelles (couverture Internet trop faible pour le jeu en réseau, manque de formations…) empêchent le développement d’une industrie solide du jeu vidéo, sa version ludique mobile se fait une place dans la région et au Liban. « Produire un jeu mobile nécessite beaucoup moins de temps et d’argent », indique Lara Noujaim, directrice marketing de Game Cooks, éditeur de douze titres sur mobile depuis 2012. Le plus célèbre d’entre eux “Run for peace”, édité dans la foulée des printemps arabes, a été téléchargé 1,6 million de fois. « Le titre, précise Lara Noujaïm, a été conçu en arabe et en anglais. Il nous a permis de placer le Liban sur un marché international. »
2011 : décroche un contrat chez EA aux États Unis.
2013 : productrice de “Battlefield Hardline”.
2014 : productrice du prochain “Star Wars”.
2016 : rejoint l’industrie indépendante, productrice générale d’“Outpost Games”.
Au Moyen-Orient, une industrie tournée vers le jeu mobile
Pour la première fois en 2016, le jeu vidéo mobile représentait une part de marché plus importante que le PC avec 36,9 milliards de dollars, en hausse de 21,3 % au niveau mondial. C’est le résultat de l’enquête trimestrielle publiée par le cabinet d’études Newzoo, spécialisé dans le jeu vidéo. Une tendance qui se confirme aussi au Moyen-Orient. Si des barrières structurelles (couverture Internet trop faible pour le jeu en réseau, manque de formations…) empêchent le développement d’une industrie solide du jeu vidéo, sa version ludique mobile se fait une place dans la région et au Liban. « Produire un jeu mobile nécessite beaucoup moins de temps et d’argent », indique Lara Noujaim, directrice marketing de Game Cooks, éditeur de douze titres sur mobile depuis 2012. Le plus célèbre d’entre eux “Run for peace”, édité dans la foulée des printemps arabes, a été téléchargé 1,6 million de fois. « Le titre, précise Lara Noujaïm, a été conçu en arabe et en anglais. Il nous a permis de placer le Liban sur un marché international. »