
Au moment de l’inscription (gratuite), l’utilisateur est appelé à classer ses contacts en trois catégories : “je connais”, “j’interagis avec” ou “je fais confiance à”. Cette classification, tout comme l’ensemble des informations partagées, reste privée et totalement confidentielle, contrairement à d’autres réseaux sociaux. Lorsque l’utilisateur identifie (par nom, e-mail ou par profil) la personne avec laquelle il souhaite entrer en contact, l’application trouve l’intermédiaire le mieux placé pour le recommander à sa cible. L’utilisateur ne connaît pas le nom de l’intermédiaire sauf si ce dernier ainsi que la personne ciblée acceptent la demande de mise en relation. « La confidentialité de la procédure est fondamentale, car c’est la garantie de la crédibilité de la recommandation », explique Badih Saikali. Referd s’engage également à ne jamais partager les données personnelles collectées, « ce qui nous interdit d’envisager la moindre publicité dans l’application ». Cette contrainte suppose un modèle économique fondé sur la rémunération du service fourni : la mise en relation est payante dès lors que la demande d’introduction aboutit. « Nous ciblons en priorité les commerciaux, sachant qu’en moyenne sur un marché donné il y a 40 vendeurs pour chaque acheteur. Mais dans l’absolu, cet outil bénéficie à tout le monde. » À condition qu’il soit largement partagé. Referd espère convaincre le plus grand nombre d’utilisateurs possibles avec sa nouvelle version, dont le lancement est prévu en janvier, et cherche à lever quatre millions de dollars, notamment pour investir dans le marketing. Le projet a déjà convaincu au moins une institution : l’incubateur UK Lebanon Tech Hub. Après avoir suivi la première étape du programme, Referd a été sélectionnée pour une deuxième phase d’accélération à Beyrouth, destinée aux start-up ayant un potentiel de développement régional.